Biographie

dsc_4788Né d’une mère dévouée pour tout le monde et d’un père bavard, je trimbale mes contes surtout témiscabitibiens depuis mes premières expériences en 2000 comme fondateur et guide des Circuits GENTOURS en Abitibi-Ouest. Depuis la fin de mes études en science politique et anthropologie à l’Université Laval en 2004, j’ai conté près de 475 fois dans un total de 350 lieux différents. Mon objectif de conter à temps plein s’est concrétisé en 2007. J’ai été applaudi en 2007, avec mes histoires d’Abitibi-Témiscamingue au Sénégal et lors de l’émission La petite séduction à Rollet en plus de celle de Ville-Marie en 2013. Invité à quelques festivals et récipiendaire du prix du Meilleur menteur d’Abitibi-Témiscamingue en 2006 et 2012, ainsi qu’en Estrie en 2006. J’ai terminé 3e en Estrie en 2008. À l’été 2008, fort d’une réponse positive du CALQ pour collecter des légendes locales et produire un coffret haut de gamme de 5 cd, je me suis lancé sans le savoir dans le plus gros projet de ma carrière et qui fut véritablement ma rampe de lancement pour les années suivantes. Objet de fierté régionale pour les 1800 acheteurs, le coffret de 100 contes et légendes lancé en 2009 m’a donné du contenu pour des chroniques hebdomadaires dans deux radios différentes durant 5 ans, des prestations diverses et mon spectacle solo « Une chaise pout tout le monde ». Ce dernier, conçu avec une équipe de professionnelle incluant Alexandre Castonguay à la mise en scène, a tournée dans les 5 salles spectours de la région, ainsi que dans 12 autres municipalités rurales pour un total de 1400 spectateurs en 2010. Depuis 2012, j’ai eu un autre emploi en plus de faire mes contes, mais je n’ai jamais arrêté de conter et de créer. C’est parfois pour des contrats corporatifs ou de création pure. En décembre 2014, j’ai eu la chance d’accompagner l’orchestre symphonique régionale d’A-T dans sa tournée de Noël en livrant une histoire féérique devant plus 2300 personnes dans 5 villes. Depuis mon inscription dans le répertoire québécois des artistes à l’école, j’ai visité plus de 175 classes du primaire et du secondaire pour y donner des ateliers. Même si je produis des contes traditionnels et internationaux, mon style de prédilection demeure le conte contemporain fantastique où l’humour et l’Abitibi-Témiscamingue occupent une place de choix. Ma bouche loquace n’attend que vos oreilles curieuses.

Mon implication artistique dans la collectivité
Témiscabitibien jusqu’au bout des doigts, ma création est en lien direct avec la région. Également, les contes et légendes sont un terrain de jeu de prédilection pour ceux qui veulent s’ancrer quelque part. Conter à propos des ponts couverts à La Sarre, d’où je suis natif, c’est nécessairement parler d’ici, faire des recherches pour dire vrai, entrer dans l’intimité rurale d’un secteur précis et finalement colporter cette histoire à un maximum d’oreilles curieuses dans toutes sortes de contextes. La grande majorité du temps, les gens me le rendent bien, fier de voir que je parle de leur coin de pays. Comme je promène mes contes un peu partout en région, ailleurs et que j’improvise certains bouts d’histoire avec l’auditoire, mon implication avec les gens est très grande. Je continue à créer quelques nouveaux contes et à raffiner mes anciens, en me produisant devant le public régulièrement. Finalement, mon ancien travail d’agent de développement rural (Arntfield, Montbeillard et Rollet), puis celui d’agent de développement territorial au Témiscamingue m’ont permis de côtoyer une foule de légendes vivantes très riche sur le plan des valeurs humaines.

Démarche artistique du chevaucheur d’orignal
J’ai spontanément le réflexe de bâtir mes histoires à partir de gens, de faits et de lieux d’aujourd’hui ou d’un passé pas très lointain, et de leur donner un caractère exceptionnel et positif (genre Capitaine Bonhomme ou Fred Pellerin). En fait, je donne plus dans le conte réaliste-fantastique, bien que j’aime varier dans les styles. J’ai un processus de création assez varié et mon expérience dans la création de contes courts m’a amené à bien maîtriser les méthodes conduisant à capter l’attention vite et à conclure rapidement, avec un dénouement inattendu et souvent humoristique (voir exemple dans la page presse/audios/vidéos). J’entretiens des contacts à la fois professionnels et chaleureux avec les gens avec qui je fais affaire. Un de mes crédos est de m’adapter aux multiples personnalités et aux âges très différents des gens qui veulent bien me livrer leurs histoires, parfois bien personnelles. Mes expériences professionnelles de gestionnaire de projet et d’agent de développement rural m’ont donné beaucoup de matériel jadis, pour confirmer ma place comme conteur de métier. Je raffine mes contes, j’en créer de nouveaux, je lis sur le sujet, j’en discute, j’en écoute… mais avec modération pour rester équilibré. Le pourcentage de vérité dans mes contes varie, pour atteindre souvent 80%. Il y a donc un mélange impossible à départager par l’auditeur entre les faits bruts et ceux inventés. Si des conteurs-phares comme Fred Pellerin transportent leurs villages ou leurs villes sur leurs dos, pour en raconter des bouts de par le vaste monde, moi, c’est ma région entière dans toute sa complexité et sans exception que je souhaite transporter. Ça peut être lourd, mais combien nécessaire pour se sentir liés les uns aux autres dans notre belle et fière région témiscabitibienne!